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Guinée Equatoriale – Affrontements entre l’armée régulière et « des mercenaires »

Les combats entre les deux camps ont eu lieu, le 3 janvier, autour de la ville d’Ebibeyin, à la frontière entre le Cameroun, le Gabon et la Guinée Equatoriale, a-t-on appris de sources concordantes.

D’après Malabo, « les forces de sécurité de Guinée Equatoriale ont abattu un mercenaire ». « Mais avec les tirs, les mercenaires se sont dispersés dans les forêts frontalières de la Guinée Equatoriale », précise le pouvoir, qui redoute la présence de nombreux mercenaires dans la forêt. Cette situation a amené les autorités à fermer les frontières à Ebibeyin, et envoyer des renforts militaires sur place.

Dans un communiqué, un peu plus tôt, le même jour, le ministre de la Sécurité, Nicolas Obama Tchama, a annoncé qu’un « coup d’Etat » avait été déjoué. Ce coup de force serait fomenté, selon lui, par « un groupe de mercenaires étrangers », notamment tchadiens, soudanais et centrafricains, à la solde de partis de l’opposition radicale, qui ont voulu « attaquer le chef de l’Etat qui se trouvait dans le palais présidentiel de Koete Mongomo pour passer les fêtes de fin d’année ».

La semaine dernière, les premières informations faisant état d’un coup d’Etat en préparation contre le pouvoir avaient déjà été rapportées à travers le territoire national. Des sources camerounaises et diplomatiques équato-guinéennes avaient également signalé des arrestations, par la police camerounaise, d’une trentaine d’hommes armés, le 27 décembre, à la frontière entre la Guinée Equatoriale, le Cameroun et le Gabon. Et l’ambassadeur équato-guinéen au Tchad, Enrique Nsue Anguesom, en séjour à Ebibeyin pour les fêtes de fin d’année, a été arrêté le 30 décembre. Un membre de la famille du diplomate, qui a requis l’anonymat, a indiqué qu’Enrique Nsue Anguesom a été arrêté « pour des raisons d’enquête concernant les hommes interpellés ».

En attendant la suite de l’enquête, le parti d’opposition de Guinée Equatoriale, Citoyens pour l’innovation, par le biais de son leader, Nse Obiang, a nié toute implication des membres de sa formation politique dans les troubles présumés. « Je ne sais pas ce qu’ils vont inventer, le montage qu’ils vont faire », suite à « cette histoire de coup d’Etat », s’est t-il demandé. Malgré cela, le pouvoir affirme que « le coup d’Etat a été orchestré par des militants de certains partis d’opposition radicale avec le soutien de certaines puissances étrangères ».

Le 2 janvier, le président équato-guinéen, Obiang Nguema, qui dirige le pays depuis 1979, avait dénoncé une guerre en préparation contre son régime. « Ils disent que j’ai passé beaucoup de temps au pouvoir », avait-il déclaré sans citer les instigateurs présumés du putsch déjoué.

NN/LDDBV

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