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La LUCHA exige la libération de Jean-Marie Kalonji et Sylva Kabanga du mouvement « Quatrième Voie »

Communiqué n° LUCHA/2017020

Le général Delphin Kahimbi, en sa qualité de chef du service de renseignements militaires doit ordonner la libération immédiate et sans condition les militants Jean-Marie Kalonji et Sylva Kabanga Mbikayi, illégalement détenus dans l’ex-DEMIAP (Détection Militaire des Activités anti-Patrie) à Kinshasa.

Alors qu’il rendait visite à un membre de sa famille au quartier Salongo dans la commune de Lemba, Jean-Marie Kalonji, membre du mouvement citoyen « Quatrième Voie / Il Est Temps », était arrêté le vendredi 23 juin 2017 en début de soirée par des éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Sommé par les militaires de présenter une pièce d’identité, et n’en ayant pas prise sur lui par inadvertance, il sera saisi et emmené au camp militaire Bumba, toujours dans la commune de Lemba.

Plus tard ce même soir, alors qu’il s’était présenté au camp Bumba, en sa qualité d’avocat, pour s’enquérir de la situation de son collègue, Maître Sylva Kabanga Mbikayi, qui est aussi membre de Quatrième Voie, est à son tour interpelé. Ils ont été transférés à l’état-major des services des renseignements militaires (ex-DEMIAP) au quartier Kintambo. Le chef de ces services n’est autre que le général Delphin Kahimbi, une des personnalités congolaises déjà visées par des sanctions de l’Union Européenne (décembre 2016) pour sa responsabilité dans de graves violations des droits de l’homme.

La détention de ces camarades militants est doublement condamnable : non seulement elle est juridiquement injustifiable, mais elle relève en plus d’un abus manifeste de pouvoir de la part des services de renseignements militaires. Défendre pacifiquement la démocratie, la dignité et les droits de l’homme, est-ce une activité anti-patrie ? La LUCHA exige donc leur libération, et la cessation de telles atteintes aux droits de l’homme par les services de renseignements militaires.

La LUCHA exprime toute sa solidarité envers les proches de Jean-Marie et Sylva, ainsi qu’envers tous les camarades du mouvement la Quatrième Voie/Il Est Temps, avec lequel nous partageons le combat pour la démocratie, la justice et la dignité de notre peuple actuellement bafouées.

Pour rappel, Jean-Marie Kalonji avait déjà été enlevé par des militaires, en décembre 2015, torturé et détenu au secret pendant plusieurs mois au camp militaire Tshatshi et à l’Agence Nationale des Renseignements, avant d’être remis à la disposition de la « justice » et d’être transféré à la prison de Makala. Il a été libéré en août 2016 dans le cadre des mesures dites de décrispation, au même moment que des militants de la LUCHA.

Fait à Kinshasa, le 25 juin 2017.

Pour la LUCHA,

La Cellule de Communication.

 

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