La Monusco sécurise les populations civiles – LeCongolais v2.7




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Publié: 13 juil 2012

La Monusco sécurise les populations civiles


Après la prise en otage des grandes villes de la province du Nord-Kivu, à l’Est de la République Démocratique du Congo, par les infiltrés rwandais du M23, la Monusco a déployé un cordon sécuritaire afin de protéger les vies humaines, a rappelé Félix Prospère Bass lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Monusco tenue hier mercredi 11 juin 2012 à son siège.

Les mesures sécuritaires prises par la Monusco visent à protéger les populations civiles contre les attaques du mouvement M23. Cette protection est assurée grâce au déploiement des véhicules blindés. La recrudescence des attaques menées par le M23 contre les positions des FARDC, suivie du retrait des troupes gouvernementales des zones contrôlées au Nord Kivu ont occasionné une situation sécuritaire très tendue dans toute la province. Devant cette situation d’insécurité, la mission onusienne a repositionné ses troupes, et continue de marquer une forte présence dans les régions affectées, afin d’assurer aussi longtemps que nécessaire, la protection des populations civiles.

La Monusco a-elle une mission différente de la Monuc ? Cette question préoccupe tous les Congolais, d’autant plus qu’on assiste bon an mal an à la répétition des mêmes scénarii et des mêmes comportements.

On note dans l’histoire de la République Démocratique du Congo, que cette même partie du territoire national a été attaquée par les Rwandais du CNDP en 2008. A l’époque, la Monuc était intervenue en érigeant une barrière à l’aéroport de Goma afin de bloquer toute voie d’accès à la ville aux insurgés. Pourquoi ne pas refaire la même chose aujourd’hui ? A cette question, le représentant de la Monusco a souligné que les actes et actions de la mission dépendent des règles de conditionnalité lui assignées face à une situation donnée.

Pour l’instant, elle a pour mission d’assurer la protection des populations civiles en mettant sur pied des mécanismes appropriés pour faciliter le déploiement des opérations dans les zones de forte concentration de la population. La Monusco apporte un appui logistique aux militaires des FARDC en planifiant toute les opérations. En dehors de la logistique, la Monusco prend en charge leur alimentation et les soins médicaux.

En effet, la sécurisation des villes par la Monusco n’est pas continuelle. Car, elle privilégie les zones attaquées par le mouvement Rebel. Cela fait que les zones sécurisées sont changeantes. Et, a indiqué qu’elle ne négocie pas avec le mouvement rebelle pour le remplacer dans les localités qu’il a eu à occuper. Il faudrait noter que les mutins de M23 sont difficiles à identifier. Car, ils portent la tenue des FARDC, étant donné que ce sont les anciens militaires des FARDC. Cependant, parmi eux, il y a ceux qui portent une tenue différente, n’utilisent pas non plus leur équipement et ne parlent aucune langue congolaise en dehors de l’anglais.

Certes, le semeur de terreur à l’Est, Bosco Tanganda est attendu à la Cour Pénale Internationale après Thomas Lubanga Dyilo. Ce dernier est déclaré coupable et condamné à 14 ans de prison pour avoir commis des crimes de guerre notamment la conscription et l’enrôlement des enfants de moins de 15 ans. Celui-ci a participé activement aux hostilités en Ituri entre septembre 2002 et août 2003. En ce qui concerne la situation actuelle de la République Démocratique du Congo, Paul Madidi (représentant de la CPI en R.D.Congo) souligne que la balle est dans le camp du gouvernement congolais, puisqu’il doit tout d’abord arrêter Bosco Ntaganda, bien qu’il y a un mandat d’arrêt international lancé contre lui. Et, en deuxième lieu, viendra le jugement.

DORCAS NSOMUE

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