La RCA ferme sa frontière avec la RDC – LeCongolais v2.7




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Publié: 9 déc 2013

La RCA ferme sa frontière avec la RDC


RCA 3

La République centrafricaine (RCA) a annoncé jeudi 05 décembre 2013 la fermeture de sa frontière avec la République démocratique du Congo (RDC) « jusqu’à nouvel ordre après une nouvelle flambée de violences à Bangui ».

« En raison de la situation sécuritaire due à l’attaque de la ville de Bangui, le ministre de la Sécurité publique décide de la fermeture de la frontière entre la RDC et la République centrafricaine jusqu’à nouvel ordre », selon un communiqué du ministère.

Le contingent français, autorisé par le Conseil de sécurité de l’ONU et déployé dans la capitale centrafricaine dans le cadre de l’opération Sangaris (du nom d’un papillon rouge) pour rétablir la sécurité en RCA en appui à une force africaine, va passer de 650 hommes déjà sur place à 1.200 hommes dans les prochains jours. Ils sont chargés notamment de sécuriser l’aéroport de Bangui et les principaux axes routiers.

En RDC, le Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR) a fait part de l’arrivée de réfugiés centrafricains en dépit de la fermeture de la frontière.

Plus de 45.000 réfugiés centrafricains en RDC

Le HCR, par le biais de sa porte-parole du HCR Céline Schmitt, a indiqué jeudi à l’AFP avoir « enregistré 670 nouveaux réfugiés de (République centrafricaine) dans la zone de Zongo en RDC aujourd’hui ».

« Les nouveaux venus ont été installés temporairement dans un ancien centre de transit du HCR que nous avions offert aux autorités pour héberger une école (lorsque l’afflux massif plus tôt dans l’année s’était ralenti) », a-t-elle ajouté.

La ville de Zongo, dans la province de l’Equateur (Nord-Ouest de la RDC), fait face à Bangui sur la rive gauche de l’Oubangui, affluent du fleuve Congo.

« Il y a actuellement plus de 45.000 réfugiés centrafricains en RDC, dont plus de 18.000 dans quatre camps de réfugiés, les autres étant logés par des familles d’accueil », selon le HCR.

Une action militaire française « immédiate »

« Après des violences à Bangui mercredi et jeudi, le Conseil de sécurité de l’ONU a donné mandat aux forces françaises pour intervenir en République centrafricaine afin de rétablir la sécurité », a rapporté samedi 07 décembre 2013 Le Point.fr qui fait un « retour sur les événements de mercredi et jeudi ».

19 h 20. Le président français François Hollande annonce une action militaire « immédiate » de la France en Centrafrique. « Le gouvernement fournira toutes les explications au Parlement dès la semaine prochaine », a précisé le chef de l’État, disant que l’intervention française sera « rapide » et « n’a pas vocation à durer », insiste Hollande.

18 h 16. Londres propose une « aide logistique limitée » à la France qui a reçu mandat jeudi du Conseil de sécurité de l’ONU pour intervenir en République centrafricaine (RCA), a annoncé le ministère britannique de la Défense.

17 h 45. La Centrafrique a fermé jeudi « jusqu’à nouvel ordre » sa frontière avec la République démocratique du Congo (RDC) après une nouvelle flambée de violences à Bangui, a-t-on appris de source officielle.

17 h 38. L’Union européenne examine le soutien, essentiellement financier, qu’elle prévoit d’apporter à l’intervention des troupes africaines et françaises en Centrafrique après le feu vert du Conseil de sécurité de l’ONU, a-t-on appris jeudi de sources diplomatiques.

Décidée à « assister cette mission », l’UE examine « plusieurs options », qui sont « essentiellement d’ordre financier », a indiqué Michael Mann, le porte-parole du service diplomatique. L’aide consacrée au fonctionnement de la Misca devrait être « substantielle », probablement de plusieurs dizaines de millions d’euros, selon des sources diplomatiques.

16 h 10. Le Conseil de sécurité de l’ONU a donné jeudi mandat aux forces françaises pour intervenir en République centrafricaine (RCA) afin de rétablir la sécurité, en appui à une force panafricaine. Ce vote unanime des 15 membres du Conseil intervient alors que des violences meurtrières ont éclaté à Bangui, sous couvre-feu, et que 250 soldats français se sont déployés dans la capitale.

15 h 40. Près de 80 cadavres gisaient jeudi dans une mosquée de Bangui et au bord de rues de la ville après les violences de la matinée, ont constaté des journalistes de l’AFP. A la mosquée du quartier PK5, dans le centre de la capitale, 54 cadavres étaient alignés dans la salle de prière et la cour intérieure, portant des marques de blessures à l’arme blanche et par balles. Dans les rues voisines, les journalistes ont comptabilisé 25 cadavres abandonnés sur le bas-côté.

13 h 51. Le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, a annoncé jeudi l’extension immédiate de quatre heures du couvre-feu, imposé désormais de 18 heures à 6 heures (locales), face aux tirs et violences meurtrières qui ont éclaté avant l’aube.

Appelant la population terrorisée « à garder son calme » dans une allocution radiotélévisée, Michel Djotodia a ajouté que « l’armée française est une amie de la Centrafrique », quelques heures avant le vote par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution autorisant la France à intervenir militairement aux côtés d’une force africaine pour rétablir la sécurité dans le pays.

13 h 30. MSF dresse un premier bilan de 8 morts et 65 blessés dans l’un des hôpitaux de Bangui, après les tirs et violences qui ont commencé avant l’aube dans la capitale centrafricaine, a annoncé la mission en Centrafrique de Médecins sans frontières (MSF). « Hôpital communautaire : 65 blessés, 8 morts », indique un bref message transmis par MSF, qui a dépêché dans cet établissement une équipe médicale et chirurgicale.

12 h 13. Le Premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye, a appelé jeudi au déploiement des soldats français « immédiatement » après le vote de la résolution de l’ONU jeudi, qui doit autoriser une intervention française pour rétablir l’ordre en Centrafrique en soutien à la force africaine déjà présente. « Vu l’urgence, mon souhait est que l’intervention se fasse dans les meilleurs délais, immédiatement après la résolution », a déclaré Nicolas Tiangaye, qui se trouve à Paris pour le sommet de l’Élysée sur la paix et la sécurité en Afrique.

11 h 10. Les tirs à l’arme automatique de jeudi matin à Bangui ont fait « plusieurs morts et des blessés », a déclaré le chef de la mission de Médecins sans frontières (MSF) en Centrafrique, Sylvain Groulx. « Il y a des morts et des blessés », qui ont été conduits à l’hôpital communautaire de Bangui, où MSF a dépêché une équipe médicale et chirurgicale, a-t-il indiqué, disant ne pas pouvoir donner de bilan précis dans l’immédiat.

10 h 13. Des tirs ont retenti jeudi matin dans plusieurs quartiers de Bangui, à quelques heures du feu vert attendu de l’ONU à une intervention française. Selon un officier de la force africaine déjà présente en Centrafrique, les tirs ont commencé après que d’ex-rebelles Séléka, intégrés dans les nouvelles forces de sécurité, eurent détecté des « infiltrations » de milices hostiles au régime près de l’aéroport.

Ils se sont ensuite étendus à d’autres quartiers, tandis qu’une partie des habitants cherchaient refuge dans une église et que d’autres se terraient chez eux. On ignorait si ces tirs avaient fait des victimes.

ANGELO MOBATELI/LP

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