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La RDC bientôt inscrite sur la liste des exportateurs des produits carnés

La République Démocratique Congo (RDC) doit quitter dans un avenir proche, la liste des importateurs pour  figurer sur celle des exportateurs des produits carnés, a déclaré mardi à Kinshasa,  le secrétaire général au ministère de la Pêche et de l’Elevage, Alexandre Basubi Ishikitilo , à l’ouverture de l’ atelier de deux jours sur « l’examen , l’analyse et le diagnostic de l’état des lieux du secteur de l’élevage en RDC ».

Représentant du ministre empêché, Alexandre Basubi a dans son mot d’ouverture, signalé avoir constaté, non sans surprise que c’est encore et toujours des bureaux de l’Union  Africaine (UA) à travers son bureau international des ressources animales  (UA-BIRA) qui vient en appui technique et financier pour la tenue de ces travaux.

En effet, les travaux sur le diagnostic du développement de l’élevage se déroulent à un moment décisif de la RDC qui est manifestement écrasé par les poids liés aux volumes des importations des denrées alimentaires d’origine animale souvent de faible qualité, pendant que la RDC regorge d’énormes potentialités agropastorales.

A titre d’exemple a-t-il illustré, 40 % des terres du territoire national se prêtent bien à l’élevage, soit environ 610.000 hectares des pâturages avec une capacité d’élevage de 40 millions de têtes du gros bétail.

Pour M. Basubi, « l’heure est arrivée où la tendance de la courbe doit être inversée,  avec le diagnostic qui sera fait en profondeur ».Pour y arriver le représentant du ministre a proposé un schéma de travail  aux participants.

Satisfaction des services de la production et santé animales

De son coté, le directeur de la production et  santé animales Lemba Mabela Honoré, a indiqué que les services de la production et santé animales du ministère de Pêche et Elevage sont satisfaits d’être comptés parmi les structures retenues par le programme VET GOV. Ceci-a-t-il indiqué, pour avoir amorcé un certain nombre d’activités dont l’organisation de la plateforme de politique d’élevage entre 2013 et 2014, la plate forme apicole nationale en février à Kisantu et la formation des formateurs sur les pratiques et procédures de quarantaine à  fin avril dernier.

Il a signalé qu’il est question actuellement de revenir sur la politique de développement de l’élevage avant de clôturer au courant de la semaine, la validation de la stratégie nationale de contrôle et d’éradication de la peste des petits ruminants.

Pendant deux jours, a-t- il  dit, il sera question que les participants se mettent ensemble pour  partager les expériences et apporter ce qu’ils ont de mieux afin que les heures consacrées au cours de ces assises ne soient pas perçues comme une corvée, mais plutôt comme un signe de l’attachement à œuvrer pour des objectifs nobles dans les domaines des productions animales au travers d’un partenariat public-privé bien compris par tous, a-t-il souligné.

Auparavant, il avait noté que  l’approche de son personnel consistant à œuvrer pour l’épanouissement de la nouvelle famille devenue une réalité au sein du ministère , s’inscrit dans le cadre du renforcement de la gouvernance vétérinaire en Afrique (VET –GOV) dont les parties prenantes et bénéficiaires se recrutent parmi les communautés économiques  régionales dont le COMESA, autorités vétérinaires, privées et para professionnels vétérinaires, éleveurs, petits éleveurs intervenant de la filière élevage, ONG, ministère de l’Elevage, les producteurs et commerçants d’animaux et des produits  d’origines animale, les groupes pauvres  et vulnérables y compris les ménages dirigés par des femmes et les jeunes dans les zones rurales et périurbaines.

But de l’atelier, selon UA-BIRA

Pour sa part,  M. Hivers Boussini a, au nom du directeur  de l’UA-BIRA  soutenu que cet atelier avait pour but d’initier  la formulation  de la  politique nationale  de développement de l’élevage  et la mise à jour de la législation  vétérinaire.

L’atelier permettra  de collecter des données et de discuter   davantage sur les opportunités   et lacunes faiblesses identifiés du secteur  de l’élevage afin de formuler un document cadre stratégique qui prendra en compte les besoins réels de toutes les  parties prenantes du secteur. Cet atelier  servira également de plate forme de partage d’expérience  et de bonnes pratiques  entre les différentes parties prenantes  du secteur de l’élevage y compris  les ONG du gouvernement, du secteur privé, la société civile, les organisations faîtières, de la recherche et des universités.

L’UA-BARI et d’autres partenaires  techniques financiers a-t-il dit, ne ménageront  aucun effort pour doter la RDC  d’une politique de  développement de secteur de l’élevage qui permettra  de formuler des divers programmes et projet de développement  de chaque filière pour l’amélioration des conditions de vie des populations surtout  en milieu rural et réduire ainsi l’impact de l’importation des produits animaux et d’origine animale.

Selon lui,  un des défis  auquel des pays africains restent confrontés dans ce troisième millénaire est  de parvenir à assurer un niveau  de sécurité alimentaire  adéquat pour une  population toujours plus nombreuse, tout en préservant de façon durable, les ressources naturelles. M. Boussini a demandé aux participants de focaliser l’énergie sur l’identification des axes stratégiques prioritaires du document de politique de développement  du secteur élevage.

ACP/LC

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