Affaire Brussels Airlines et réciprocité imaginaire – « Le plus grand perdant, c’est le Congolais »

Al Kitenge, analyste économique, estime que le principal perdant dans la décision l’Autorité de l’aviation civile de la RDC qui a obligé la compagnie Brussels Airlines de réduire la fréquence de ses vols vers Kinshasa de sept à quatre par semaine, est le Congolais.

Selon lui, même si les mesures de fermeture de la Maison Schengen et la réduction du nombre des vols de Bruxelles Airlines à destination de la RDC vont certainement avoir des conséquences de deux cotés, le Congolais va ressentir suffisamment la conséquence de cette décision.

«La première poche qui sera frappée c’est la nôtre, avec le Go Pass [taxe aéroportuaire de 50$ par passager pour les vols internationaux, NDLR]et tout ce qui est payé en rapport avec ça. Il se peut que SN Brussels perde un peu d’argent sur le fait qu’ils n’auront pas les mêmes fréquences  Ce qui va arriver ce que les gens vont voyager de manière moins flexible […]. Mais je crois que le plus grand perdant c’est le Congolais qui avait sept vols sur la semaine et qui ne va en avoir que quatre. Il faut savoir qu’il y aura un impact sur le prix», prévient Al Kitenge.

D’après cet analyste économique, la décision de l’Autorité de l’aviation civile est politique. Car, affirme-t-il, l’application du  principe de réciprocité des services aériens internationaux n’est pas l’apanage de Brussels Airlines.

«Il faut aller au-delà de cette décision et se poser la question de savoir si nous sommes en capacité d’assurer la cause de cette demande qui est la réciprocité, ça veut dire la capacité à la Belgique d’accepter que nos vols aillent en Belgique. Je crois que c’est une question qui dépasse la seule société Brussels Airlines. C’est une question qui concerne la qualité de notre station et la sécurité  aéronautique à laquelle nous sommes censés répondre», explique Al Kitenge.

L’autorité de l’aviation civile de la République démocratique du Congo a obligé la compagnie Brussels Airlines à réduire ses fréquences de vol vers Kinshasa de sept à quatre par semaine à partir de lundi 5 février.
Le directeur général de l’AAC a avancé comme justification l’absence « de réciprocité dans l’exploitation des services aériens internationaux entre la République démocratique du Congo et le royaume de Belgique ».

RO

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