Afrique du Sud – Le Comité de travail de l’ANC convoqué pour débattre du départ de Jacob Zuma

Alors que l’actuel président de la République sud-africaine doit prononcer son discours annuel sur l’état de la nation, le 8 février, devant le parlement, les dirigeants de son parti se sont réunis en urgence, le 5 février, pour tenter de trancher sur son départ.

Les raisons évoquées pour la prise de position est que le Congrès national africain (ANC) veut éviter la débâcle aux élections générales de 2019 en renouant avec tous ceux qui ont pris des distances vis-à vis de ce parti, ces dernières années, écœurés par des accusations de corruption portées contre Jacob Zuma. Pour les dirigeants actuels du parti au pouvoir, en l’occurrence le nouveau président Cyril Ramaphosa, élu en décembre dernier, « il est temps pour que le chef de l’Etat démissionne ».

« Le fait que certains partisans de l’ANC veulent précipiter le départ du président est un signe des profondes divisions qui agitent le parti de l’ex-président Nelson Mandela », a indiqué un analyste qui a requis l’anonymat, alors que pro et anti-Zuma manifestaient, le 5 février, devant le siège de ce parti à Johannesburg.

Un militant favorable à la démission du président Jacob Zuma a, quant à lui, déclaré : « Nous ne sommes pas contre les manifestants, mais ils doivent aller à la présidence à Pretoria s’ils ont un problème avec le président de ce pays, parce que nous à l’ANC nous avons un président du parti, c’est Cyril Ramaphosa ».

Selon des sources concordantes, le président Jacob Zuma a refusé de démissionner. « Il a estimé qu’il n’avait rien fait de mal qui justifierait son départ anticipé », a assuré un ancien militant de l’ANC bien informé de ces débats internes.

LDDBV/LC

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