Autre temps, autre mœurs – La consommation du chanvre au grand jour bat son plein!

Jadis, être taxé de fumeur de chanvre était plus qu’un sacrilège. Puisque ce stupéfiant n’avait pas une place de noblesse dans la culture Congolaise. Il avait conquis les cœurs de ceux-là, que le commun des mortels considérait de hors-la-loi.

Mais, aujourd’hui, la situation est plus qu’alarmante. Les fumeurs de chanvre ne se gênent plus à le consommer au grand jour. “Certains d’entre eux le prenne devant leurs parcelles”, a révélé une source dans la commune de Bumbu. Aux plus avertis de s’étonner de l’inattention de l’Etat face à ces derniers qui ne se camouflent plus dans des petits coins sombres.

Il ne faut pas mettre la loupe pour voir ces jeunes pourtant dynamique consommer du chanvre dans les rues et artères de Kinshasa. Un stupéfiant aux multiples pseudonymes. Les uns le surnomme “mutu ya makaku” comprendre “la tête du singe”. Par ailleurs, les autres l’appellent ” Kamuna”, un surnom qui renvoie à une localité dans le Kongo-Central, réputée pour la production d’une meilleure qualité du chanvre. Dans cette emprise de la consommation du chanvre qui emporte aveuglement les jeunes, l’opinion constate la recrudescence de la délinquance. D’où, l’amplification du phénomène enfant en situation de la rue, le phénomène ” Kuluna” etc. Des réalités ne cessent de ternir l’image du grand géant qu’est le Congo de Lumumba.

Par ailleurs, selon les mêmes sources, ce stupéfiant est à la base de plusieurs dénis dans le rapport interrelationnel des congolais. Rien que le secteur de transport en est une illustration la mieux achevée sur cette question. “Les insultes entre chauffeurs et clients dans la capitale sont monnaie courante. Eux-mêmes arrivent à conclure que certains d’entre eux se comporteraient de la sorte sous les effets du chanvre”, a déclaré un passager interrogé par La Prospérité. Face à cette situation, l’opinion sollicite la réactivation de services de l’Etat en la matière.

” Dans la PNC, il existe tout un département d’anti-drogue. Qu’il entre en mouvement pour dissuader ces fossoyeurs qui ont eu le courage de défier l’Etat”, a fait savoir André Mbombi enseignant de son état.

Et d’ajouter que le Congo-Kinshasa est à la quête de stabilité politico-économico-sociale qui ne viendra qu’avec une conjugaison des efforts de ces citoyens. En cela, il faut avoir un état d’esprit serein. Sinon, le Congo, comme disait Mungulu Diaka, connaîtra plusieurs dirigeants sans pourtant connaître l’essor rêvé.

FS/LP/LC

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