Le cahier de charges des autochtones d’Inga

Les lampions se sont éteints le jeudi 07 décembre 2017 à Matadi sur l’atelier national de « Consultation des Femmes sur les Energies Renouvelables et la Justice Climatique pour l’Ouest de la République Démocratique du Congo ». Organisés par la Synergie des Femmes Solidaires (FESO), les travaux ont duré trois jours.

La cérémonie de clôture était présidée par Mfulu Massaka, vice-présidente de l’Assemblée provinciale du Kongo Central et du Conseil d’administration du Forum des Femmes pour la Gouvernance des Ressources Naturelles (FFGRN).

« Je me permets de vous dire que les femmes que vous êtes avez le pouvoir de changer la situation des femmes en général et de celles vivant dans les milieux ruraux et péri-urbains en particulier. Mais, il faudrait pour cela du courage, de la détermination et de l’abnégation. La situation de la femme de Kilengo, Mvuzi, Camp Kin, Lubwaku, Lundu… laisse à désirer. C’est pourquoi, je vous exhorte à capitaliser les échanges que vous avez eus en ce lieu. Je vous prie de ne pas les garder pour vous-mêmes. Il est important pour vous de vous lever, n’attendez pas que les hommes fassent le travail à votre place », a-t-elle déclaré.

Parlant au nom des participantes, Liliane, une résidente du Camp Kin, à Inga, a évoqué les mauvaises conditions de vie de sa communauté, à cause de la non prise en compte, par les constructeurs d’Inga I et II, des problèmes des autochtones. Elle a exprimé sa vive inquiétude au sujet du projet Inga III, qu’elle craint être porteur d’un grand risque de destruction de la vallée de Bundi, principal grenier agricole et précieuse source des revenus pour les villageois.

Au terme de leurs échanges, les participantes ont identifié trois priorités à satisfaire pour booster le développement communautaire.

Il s’agit d’abord de l’accès à l’énergie électrique et à l’eau potable. Il a été constaté que l’eau utilisée jusque-là pour la boisson, la cuisine et la cuisine est de qualité douteuse. D’où une recommandation expression allant dans le sens de la désinfection des eaux du fleuve Congo, ce qui permettrait aux autochtones de disposer d’une eau potable pour leurs ménages et familles.

La seconde priorité concerne la lutte contre des insectes nuisibles tels que les maringouins, communément appelés ‘’Bikofia’’, lesquels sont à la base des mycoses, des affections des yeux et de plusieurs autres maladies. A ce sujet, les participantes ont lancé le cri d’alarme à l’endroit des autorités nationales et provinciales afin de déclencher urgemment le combat d’éradication de ce type d’insectes.

La troisième priorité n’est autre que la création de nouvelles écoles pour les enfants et des centres d’alphabétisation pour les adultes. C’est le lieu de signaler que certains élèves et écoles parcourent chaque jour au moins 7 kilomètre pour se rendre à leurs écoles, ce qui représentent un terrible calvaire pour des êtres si vulnérables.

De son côté, la directrice exécutive du Feso, Blandine Bonianga, a félicité les femmes pour l’attention soutenue dont elles ont fait montre tout au long des travaux.

Il sied de noter que Rudo Sanyanga et Mela Chiponda, représentantes respectivement de Womin et International Rivers, ont indiqué aux participantes de nouvelles techniques de lutte contre le réchauffement climatique. Elles ont fait état, à titre illustratif, de la réduction de la fréquence d’utilisation des bois de chauffe.

DN/LP/LC

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